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Gary Carter a été repêché par les Expos de Montréal comme arrêt-court à la troisième ronde du repêchage de 1972 du Baseball majeur.

Impacts économiques des Expos revisités en 2013

Impact Baseball Montréal

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Par Patrick Desnoyers

Je me suis mis à rechercher sur le net les impacts économiques de la présence d’une franchise de sport professionnelle dans une ville. J’imagine que le Projet Baseball Montréal et son étude de faisabilité vont probablement se pencher sur la question aussi, mais je vous étales mes trouvailles qui s’appuient  sur une étude de la Chambre des Communes en 1998, dont Denis Coderre en était le vice-président et que l’on peut trouver ici. Cette étude aborde les impacts du sport au Canada, tant amateur que professionnel. Je me pencherai spécifiquement sur les impacts que le rapport cite au sujet du Baseball Majeur à Montréal.

Produit Intérieur Brut et emplois

En 1998, les Expos de Montréal estiment qu’ils génèrent un PIB de 105,3 millions de dollars, dont 37,9 millions proviennent de l’extérieur de Montréal. De plus, le comité estime que les Expos créent approximativement 1 252 emplois, dont 451 sont imputables aux recettes provenant des amateurs de l’extérieur de la ville.

Si l’on convertit ces chiffres en dollars 2013, le PIB généré par une franchise du Baseball majeur à Montréal serait de 142 millions de dollars pour le PIB, dont 51,1 Millions de dollars proviendrait de l’extérieur de Montréal.

Toujours sous le même ordre d’idée, le comité s’était penché sur l’impact qu’aurait la construction d’un nouveau stade au centre-ville de Montréal, tel qu’il en était question à l’époque pour les Expos de Montréal. Sur les 250 millions de dollars prévus à l’époque pour la construction du Stade « Labatt », 100 millions provenaient du privé. L’investissement total de 250 millions aurait généré à l’époque 3785 emplois reliés directement ou indirectement à la construction du stade. De plus, le PIB de la province aurait subi une hausse pour se retrouver à 181 millions de dollars.

L’étude met en garde. Les dollars générés par le sport professionnel n’est pas nécessairement des nouveaux dollars investis dans l’économie par les partisans. Les dollars qu’ils ne dépenseraient pas lors d’activités sportives, seront essentiellement dépensés ailleurs.

Ce qui est clair selon moi, c’est qu’un club de Baseball à Montréal serait bénéfiques du moins pour la région de Montréal et la province, car selon les chiffres de l’étude, environ 36% des revenus des Expos de 1998 provenaient de l’extérieur de la région Montréalaise. De ce chiffre, 11% des partisans venus voir les Expos de Montréal proviennent de l’extérieur de la province du Québec et deux tiers d’entre-eux sont venus spécifiquement pour le Baseball.

L’impact médiatique

L’étude estime que la mesure de l’impact médiatique des Expos en 1998, montre que l’équipe permet à Montréal de recevoir plus d’un milliard d’impressions dans les journaux, soit une valeur de plus de 22 millions de dollars par année en dépenses publicitaires. Ce 22 millions de dollars vaut environ 30 millions de dollars en 2013. Encore une fois, la Ville de Montréal est la grande gagnante de cet avantage, mais la province en retire probablement des bénéfices indirectement.

Un passage est aussi intéressant pour le tourisme au Canada en entier dans l’étude. Il mentionne que les activités sportives professionnelles de la MLB, entres autres, permettent de promouvoir le Canada à titre de destination de tourisme de niveau international et qui rejaillissent sur la réputation des multinationales établies au Canada.

Recettes Gouvernementales

L’impact des Expos de Montréal sur les recettes gouvernementales, fût évalués selon les chiffres de 1996. Les Expos de Montréal ont généré 20,5 millions de dollars de recettes fiscales fédérales et 23,3 millions de dollars de recettes fiscales provinciales. En 2013, ces chiffres se situent à 28,6 millions de dollars pour les recettes fédérales et de 32,5 millions de dollars pour le provincial.

Pour le municipal, l’impact fiscal des Expos de Montréal n’est pas mentionné dans l’étude, mais on mentionne que les BlueJays de Toronto verse 7 millions de dollars à la Ville de Toronto, pour ce qui était autrefois le SkyDome, et maintenant connu comme le Rogers Center. C’est non-négligeable.

Clarifications

Cet article ne prétend pas être une étude économique approfondie. Les dollars converties de l’époque l’ont été fait avec l’aide de l’outil de calcul de l’inflation de la Banque du Canada que l’on retrouve ici.

Conclusion

Il est clair que l’impact d’une franchise de sport professionnel des ligues majeures, ne peut-être que bénéfiques dans une Ville de l’envergure de Montréal. L’exposition de la Ville, la province et le pays au niveau international est sans aucun doute un impact non-négligeables pour les diverses autorités gouvernementales actuelles et futures.

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Twitter: ExposNation